
federation francaise d'equitation
![]() |
|
|
1) Histoire et
Origines.
Le Poney Shetlandais, comme son nom l'indique, tire son origine des
îles Shetland et Orcades, au nord de l'Ecosse. Son
origine n'est pas très bien connue. Selon certains auteurs, se
basant sur les découvertes des fossiles, il descendrait des poneys
nordiques de la toundra qui peuplaient les régions libres de glace
de l'Europe du Nord à l'holocène inférieur. Ces poneys étaient
manifestement les géniteurs du poney noir des Lofoten, originaire
de la côte norvégienne mais maintenant disparu. Il serait donc
arrivé par la Scandinavie préhistorique, il y a des milliers
d'années, avant que les îles Britanniques ne se séparent du
continent au cours de la dernière glaciation. La race aurait été
introduite aux Shetland il y a 3000 ans, par des colons
norvégiens.
![]() |
|
|
Selon d'autres, il descendrait des chevaux transportés sur les
galions de l'invincible Armada, qui aurait fait naufrage sur les
côtes des Shetland au 16ème siècle. Comme il vit sur des
zones géographiques isolées, le Shetland est probablement le plus
pur des poneys de Grande-Bretagne. Les ressources alimentaires
étant limitées sur les îles, sa taille exceptionnellement petite, a
peu évolué. En effet, il est le produit authentique d'un pays doté
d'un climat et de conditions naturelles impitoyables, battu par la
mer et totalement dépourvu d'arbres. Mais il est,
proportionnellement à sa masse, le cheval le plus
puissant qui existe.
Vraisemblablement influencé au cours des siècles par des
croisements d'origine celte, viking, et espagnole ; il a été
sélectionné, au siècle dernier, sur sa vigueur et sa petite taille,
pour le travail dans les mines et les vignes lorsqu'en 1840, la loi
interdit aux femmes et aux enfants de tirer les wagonnets des mines
de charbon.
Sur les îles, les Shetlands étaient utilisés dans les petites
fermes, pour le labourage et diverses tâches agricoles et, comme
animaux de bât pour le transport des algues et de la tourbe. Les
Shetlands furent amenés en grand nombre dans le bassin
houiller de Durham. Cet animal de trait
miniature y connut un regain d'intérêt.
Aujourd'hui, il est utilisé comme monture des enfants ou au trait
léger. La race fut définitivement fixée par lord Londonderry, à
Bressay en Ecosse, vers 1870. En général, ses croisements ne sont
pas très satisfaisants, mais il est à l'origine du Shetland
Américain, du Poney des Amériques (qui résulte du
croisement entre un étalon Shetland et une jument Appaloosa) et du
Falabella, poney pigmée.
![]() |
|
|
2)
Description.
Le Shetland est le plus connu et le plus populaire des poneys ;
c'est aussi le plus petit : sa taille est comprise
entre 90 cm et 105 cm (le plus petit spécimen mesurait 65 cm).
Quant à son poids, il se situe entre 150 et 180 kg.
C'est un petit poney de type médioligne dont la tête, de profil
rectiligne ou camus, est petite et courte mais avec les ganaches
prononcées. Le front et les naseaux sont larges, les oreilles sont
petites, l'oeil est grand. Son encolure, courte et musclée, est
large à la base (les étalons ont un bourrelet longitudinal
prononcé). Sa crinière ainsi que sa queue attachée haut est longue
et fournie.
Le dos et les reins sont courts mais très larges, ce qui rend
difficile la mise en place d'une selle (ils sont généralement
montés à cru par les enfants). La croupe, courte et arrondie, doit
avoir la même hauteur que le garrot. Le thorax est large et
profond, tandis que l'épaule est longue et inclinée. Le ventre est
arrondi.
![]() |
Les membres sont plutôt courts mais bien dessinés et fors avec des
articulations larges. Enfin, le sabot est petit, rond et résistant
avec une corne dure. Toutes les couleurs de robe sont admises, mais
surtout le pie, l'alezan, le bai et le noir. Quant à sa peau, elle
est fine, en été, avec des poils lisses et durs ; elle devient
double, en hiver, les poils ressemblant à une fourrure, tant ils
sont longs et fournis.
Il a un caractère docile mais vif. Il faut cependant souligner que
le Shetland ne convient pas toujours comme poney de selle, car il
fait souvent preuve d'un caractère trop vif,
notamment pour les mâles (étalons). Sur le plan pathologique, la
très grande rusticité du Shetland préserve
l'animal de nombreuses maladies. Néanmoins, comme la plupart des
poneys, il a tendance à sa gaver en période d'abondance
alimentaire.
|